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S’il est un domaine qui ne peut tolérer aucune approximation ni aucune erreur de traduction, c’est le milieu médical. L’une ou l’autre pourrait avoir de lourdes conséquences: la vie des patients est en jeu. Il faut donc prendre le maximum de précautions afin de produire une traduction médicale qui réponde à une charte de qualité stricte. Zoom sur les 7 erreurs à éviter.

1 – Se tromper dans la traduction des abréviations et acronymes

Chaque texte médical est d’une grande technicité. Le traducteur médical doit relever un défi: traduire avec exactitude les abréviations et les acronymes, très courants en médecine. Il doit être vigilant pour trouver leur réelle signification en tenant compte du contexte. Car une même abréviation ou un même acronyme peut avoir plusieurs sens! L’exemple le plus flagrant est IVG: il peut s’agir de «Interruption Volontaire de Grossesse» ou «Insuffisance Ventriculaire Gauche ». Une erreur de traduction de ce type pourrait altérer complètement l’appréciation des médecins et conduire à une erreur de diagnostic ou de traitement jusqu’à dégrader l’état de santé des patients!

2 – Ne pas faire de veille sur les nouveautés du jargon médical

Le monde médical est en constante évolution du fait des avancées et découvertes de la recherche, des essais thérapeutiques… Par conséquent, le langage médical aussi voit apparaître des néologismes, des synonymes… Et que dire des termes mis en concurrence et remplacés par de nouveaux! La terminologie médicale très pointue fluctue au gré des progrès médicaux.

Il est donc capital pour le traducteur médical de:

  • réaliser une veille dans ce secteur afin d’être au courant des dernières dénominations (lire des publications médicales par exemple).
  • utiliser les dictionnaires médicaux et glossaires spécialités correctement mis à jour.

3 – Confier la traduction médicale à un médecin

Pourquoi ne pas confier la traduction médicale à un professionnel de la santé ? Car c’est une fausse bonne idée ! Un médecin reste un médecin, maîtrisant son domaine, mais sans compétences linguistiques. Il serait erroné de penser qu’il pourrait fournir une traduction médicale aussi efficace que celle réalisée par un expert en traduction spécialisée. Traduire est un vrai métier dont il faut connaître les codes et les pièges ! Et notamment maîtriser parfaitement la langue cible et la langue source…

Les bonnes agences de traduction spécialisées dans le domaine médical mobilisent par contre des médecins ou ex-medecins pour effectuer un control et une relecture des textes traduits dans certaines situations. Cette étape supplémentaire menée par un praticien offre une garantie supplémentaire sur la qualité de la traduction et sa conformité avec la terminologie du secteur médical en question.

4 – S’adresser à un traducteur linguistique non spécialisé dans le domaine médical

Un bon traducteur bilingue «anglais français» ou «français anglais» n’est pas forcément le bon interlocuteur pour réaliser une traduction médicale! Le traducteur spécialisé doit avoir suivi une formation en rapport avec sa spécialité, que ce soit dans le domaine médical, juridique ou financier. Il peut également avoir occupé un poste dans l’un de ces secteurs avant de se former à la traduction.

Le traducteur médical doit posséder une expertise linguistique et médicale pour traduire avec exactitude la terminologie technique, pharmaceutique et scientifique d’un texte médical. C’est la solution la plus sûre pour éviter des erreurs de traduction qui conduiraient à des erreurs médicales (qui se traduit en anglais «medical errors», et c’est une certitude!) potentiellement graves.

Une agence de traduction spécialisée dans le secteur médical met à votre disposition ses experts pour garantir des textes traduits fiables et conformes aux normes (réglementation, sécurité, confidentialité). Ils seront à même de traduire tous types de documents médicaux. Ils ont les outils nécessaires (lexiques, documentations) et l’expertise (expérience, formation) pour effectuer une traduction médicale professionnelle et sans faille.

5 – Faire confiance à la traduction automatique

Même si c’est une évidence, il est bon de rappeler que la traduction automatique (comme Google traduction) a ses limites. Elle peut aider à comprendre le sens approximatif d’un texte général, mais en aucun cas servir d’outil fiable pour une traduction médicale! Et ce constat est valable dans bien d’autres domaines…

La traduction réalisée par un humain ne peut être remplacée (pour l’instant en tout cas!) par ce même travail effectué par une machine. Faire appel à un traducteur professionnel expert en traduction médicale reste une valeur sûre.

6 – Ne pas suivre de méthodologie de traduction médicale

Traduire un texte médical, quel qu’il soit, nécessite de suivre une méthodologie.

Il est important que le traducteur médical suive scrupuleusement les différentes phases:

  • Décodage. Il s’agit de comprendre le sens général du texte avant de le traduire précisément dans sa forme finale. Le traducteur effectue une démarche documentaire sur le sujet qu’il soit anatomique, pathologique, physiologique ou pharmacologique. Il fait une recherche terminologique pour déterminer le sens de certains termes spécifiques. Il peut faire une recherche avancée dans des livres spécialisés Il repère les pièges sémantiques (faux-amis). Cette phase répond à la question:«de quoi s’agit-il?».
  • Transcodage. Le traducteur entre dans la phase de traduction proprement dite. Avant, il doit déterminer les particularités du texte source: le destinataire, le niveau de langue et le style (informatif, exhortatif). Il s’attache ensuite à fournir la traduction médicale la plus fidèle possible.
  • Rédaction. Il s’agit de produire un document «bien écrit» conforme au texte brut initial, mais en travaillant la clarté, la logique, le style et l’élégance dans les formulations.

Chaque étape garantit la qualité et l’exactitude d’une traduction médicale.

7 – Minimiser le risque d’erreur médicale

Notice de médicament, dossier médical, mode d’emploi d’un appareillage… Une erreur de traduction médicale augmente le risque d’accidents médicaux, c’est une réalité. Des exemples concrets en attestent, en France, au Canada, aux Etats-Unis, en Allemagne… Aucune nation n’est épargnée.

Un jeune cubain âgé de 18 ans est devenu tétraplégique suite à une erreur de traduction. Admis dans un hôpital en Floride, il a été traité pour une overdose alors qu’il était victime d’une hémorragie intracérébrale. Ses parents ont expliqué en espagnol les symptômes de leur fils: après avoir mangé et s’être plaint d’un mal de tête, il a perdu connaissance. Ils pensaient qu’il était victime d’une intoxication alimentaire. Un membre du personnel bilingue a traduit «intoxicado» par «intoxicated» (intoxiqué en anglais) au lieu de le traduire par “empoisonné”, plus proche du sens originel. A cause de cette mauvaise association phonétique, ce patient a été victime d’une erreur médicale due à une erreur humaine de traduction.

A Berlin, il y a une dizaine d’années, une cinquantaine de patients se sont faits implanter une prothèse du genou pour retrouver leur mobilité. Mais ils ont dû être réopérés: la notice en allemand comprenait une erreur de traduction. «Non-modular cemented» a été traduit «prothèse ne nécessitant pas de ciment» au lieu de «non modifiable et devant être cimentée» !

Le saviez-vous? Les erreurs de traduction ne datent pas d’hier et l’Histoire en compte notamment une, lourde de conséquences. Elle a conduit au largage de la bombe atomique sur Hiroshima en 1945. Lors de la conférence de Potsdam, les Alliés ont posé un ultimatum au gouvernement japonais pour obtenir sa capitulation. Face aux journalistes de Tokyo, le premier ministre japonais a répondu «Mokusatsu» («je m’abstiens de tout commentaire»). Malheureusement, ce mot polysémique a été mal traduit auprès des Américains qui ont compris «refus catégorique», avec le résultat désastreux que nous connaissons.

En matière de traduction médicale, aucune erreur n’est tolérée. Les enjeux sont vitaux pour les patients. Il ne peut y avoir d’approximation ni dans la terminologie ni dans le choix du traducteur médical! Evitez les 7 erreurs principales et faites confiance à une agence de traduction spécialisée dans le domaine médical: vous avez ainsi l’assurance d’obtenir des textes traduits fiables et de qualité professionnelle.