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Le malade a des droits. On connaît la célèbre loi Leonetti par le débat très médiatisé autour de l’accompagnement à la fin de vie. Promulguée en 2005, elle complète la loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé (2002). Droit fondamental à la protection de la santé, dignité du malade, refus des discriminations, respect du droit à la vie privée ou encore notion de « démocratie sanitaire » s’intègrent ainsi dans une volonté, plus large, de modernisation de notre système de santé.

Ce contexte établi, la question de l’interprétariat médical prend tout son (bon) sens. Comment, en effet, respecter la protection du malade dans le cas de l’accueil des patients étrangers ?

Pourquoi faire appel à un interprète professionnel ?

La barrière de la langue est nécessairement vécue comme une source d’angoisse supplémentaire dans un contexte de souffrance, quel que soit le motif de consultation, de prévention, d’information ou d’examen. Le recours à un interprète est un premier remède pour rendre les échanges entre médecin et patient fluides pour tous. Dans le domaine de la santé et associé aux migrations des populations, l’appel à un interprète, neutre (et non issu de la famille, ne serait-ce que pour la lourde charge de ce statut ou le droit au secret médical) et compétent, permet de lutter contre les exclusions et de garantir l’égalité aux soins pour les patients.

L’interprète médical permet la bonne compréhension de ses résultats d’analyse et l’interprétation des images par exemple. Pour les professionnels de la santé, c’est le moyen d’assurer une prise en charge de qualité dans le respect de la personne. Le rapport 2017 élaboré par la HAS s’adresse aux professionnels, institutions et associations du domaine de la santé et du social. On y trouve un « état des lieux de l’interprétariat dans le domaine de la santé » et des « orientations pour un référentiel de compétences, de formation et de bonnes pratiques de l’interprétariat professionnel dans le domaine de la santé » (lien en fin d’article).

L’interprétariat médical : définition et déontologie

Ainsi l’interprète médical agit comme une interface, une liaison entre les particuliers et les professionnels intervenant dans leur parcours de santé : de l’accès aux soins aux renseignements de types pratiques ou administratifs. L’urgence, l’intimité, la souffrance exigent une importante qualité de traduction et une posture distanciée. Il ne peut s’agir d’un membre de la famille du patient, ni même d’un personnel bilingue. L’interprète médical professionnel garantit l’égalité de traitement des patients dans l’accès aux services de santé. Il identifie les besoins, fait part des souffrances, restitue le sens de l’entretien médical, et contribue à sa fluidité… Non négligeable, il prévient également les risques d’erreurs de diagnostics en se faisant l’interface patient-médecin. Il est le garant d’une relation de confiance nécessaire à tous soins tout en garantissant la libre expression du patient. Tout en repérant, également, les éventuels incompréhensions ou malentendus des propos traduits. Permettre d’interpréter les propos du patient est absolument nécessaire par ailleurs avant toute intervention nécessitant le consentement préalable en application des textes.

Les compétences linguistiques de l’interprète médical professionnel s’inscrivent en outre dans le respect de règles déontologiques : fidélité de la traduction médicale, confidentialité et secret professionnel, impartialité et respect de l’autonomie des personnes. Enfin, il intervient toujours en présence des deux parties : le professionnel de santé et le patient non francophone.

La « clientèle » d’affaires et les touristes étrangers

En France, l’interprétariat professionnel en santé s’est principalement développé en milieu hospitalier, là où la médecine de ville en aurait tout autant besoin. La question de la clientèle d’affaires et de la clientèle de passage, issue du tourisme, se pose également. Or, sur cette question de l’interprétariat pour ces personnes non francophones, la pratique est encore très marginale. Pourtant, comme en milieu hospitalier, le recours à un traducteur expérimenté est primordial. Le professionnel de santé, le membre de la famille ou le quidam bilingue ne peut s’improviser traducteur. L’enjeu, la santé de la personne et les questions de confidentialité sur des données personnelles ou d’erreur de diagnostic, entre autres, qui en découlent, sont trop importants. Il en va d’une certaine responsabilité médicale et du respect des droits du malade.

La loi de modernisation de notre système de santé a confié à la Haute Autorité de Santé (HAS) la mission d’élaborer un référentiel de compétences, de formation et de bonnes pratiques sur l’interprétariat linguistique. Cette mission s’inscrit dans l’ambition d’œuvrer à un système de santé de qualité, accessible à tous. Or, la question de l’interprétariat médical (et de la responsabilité médicale qui en découle), touche à tous les domaines de la santé : médecins, internes, anesthésistes, sages-femmes, psychologues ou encore imageries, analyses médicales, biologie médicale (SFBC)… En centre hospitalier comme en médecine de ville. Les textes régissant la protection du patient en attestent. Pour accompagner votre clientèle étrangère, des traducteurs-interprètes professionnels, issus du secteur médical (médecins, pharmaciens…) peuvent vous aider. Demandez un devis gratuit à une agence spécialisée en traduction médicale et interprétariat médical.

Liens utiles
Rapport 2017 élaboré par la HAS concernant l’interprétariat dans le domaine de la santé :